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L'or et les matières premières dans ton portefeuille canadien

Publié le 25 juin 2026 · 8 min de lecture · Par · Mis à jour le 25 juin 2026
⚠️ À titre informatif uniquement. Faits et concepts généraux ; WealthWise n'est pas un conseiller en placement inscrit et ne donne aucun conseil personnalisé. Vérifie auprès des sources et consulte un professionnel avant d'agir.
En bref — L'or peut réduire la corrélation avec les actions et servir de coussin en période de crise, mais il ne génère aucun revenu et peut stagner pendant des décennies — une pondération modeste (0–10 %) suffit généralement, et un FNB indiciel canadien t'offre déjà une exposition aux matières premières.
L'or fascine depuis des millénaires. Aujourd'hui, de nombreux investisseurs canadiens se demandent s'il mérite une place dans leur portefeuille, surtout en période d'inflation ou d'incertitude géopolitique. Avant de prendre une décision, il vaut la peine de comprendre ce que l'or peut — et ne peut pas — faire pour toi.

Pourquoi certains investisseurs détiennent de l'or

L'argument principal en faveur de l'or repose sur sa faible corrélation avec les actions. Historiquement, lorsque les marchés boursiers chutent brutalement, l'or a parfois maintenu sa valeur ou même progressé — ce qui en fait un potentiel diversificateur de portefeuille. On l'associe aussi à une protection contre l'inflation à très long terme, même si cette relation est moins fiable à court terme qu'on ne le croit souvent.

AffirmationCe que dit l'article
RevenuNe produit aucun revenu — pas de dividendes, pas d'intérêts; le rendement dépend entièrement de la variation du cours
Longues périodes de stagnationDe 1980 à 2000, l'or a perdu environ 60 % de sa valeur en termes réels
Volatilité à court termeComparable à celle des actions, ce qui surprend les investisseurs qui le croyaient « stable »
Couverture contre l'inflationFonctionne mieux sur des horizons de très long terme (décennies), pas sur un cycle de quelques années

Les limites importantes à connaître

L'or n'est pas sans défauts. Contrairement aux actions ou aux obligations, il ne produit aucun revenu : pas de dividendes, pas d'intérêts. Son rendement dépend entièrement de la variation du cours, qui peut stagner pendant de très longues périodes. De 1980 à 2000, par exemple, l'or a perdu environ 60 % de sa valeur en termes réels. Sa volatilité à court terme est comparable à celle des actions, ce qui surprend parfois les investisseurs qui le croyaient « stable ». Le rôle de l'or comme couverture contre l'inflation fonctionne mieux sur des horizons de très long terme (décennies), pas sur un cycle de quelques années. Pour en savoir plus sur les classes d'actifs qui génèrent des revenus, consulte le rôle des obligations dans un portefeuille canadien.

VéhiculeCe qu'il détientCompromis clé
FNB aurifères (CGL, KILO)Or physique détenu en fiducieExposition la plus directe au cours de l'or, sans les contraintes de stockage
FNB de sociétés minières (XGD)Actions de sociétés minières aurifèresLevier opérationnel et davantage de risque d'entreprise, mais versent parfois des dividendes
Or physiquePièces ou lingots chez un revendeur agrééPratique pour de très petites quantités, mais frais de stockage, d'assurance et écarts achat-vente réduisent le rendement net
FNB de matières premières diversifiéesPanier de matières premières (énergie, métaux, agriculture) via contrats à termeVolatilité plus élevée et subtilités fiscales à considérer

Comment les Canadiens peuvent s'exposer aux matières premières

Si tu décides d'inclure de l'or ou des matières premières, plusieurs options s'offrent à toi :

Pencher vers 0 %

  • Beaucoup d'investisseurs indiciels disciplinés choisissent 0 % — ce n'est pas un mauvais choix
  • Tu détiens déjà un FNB indiciel canadien large (comme XIC), qui donne déjà une exposition indirecte d'environ 25-30 % à l'énergie et aux matériaux
  • Tu veux éviter de surpondérer un actif qui ne génère aucun revenu

Pencher vers une pondération de 0-10 %

  • Les études académiques et les grandes firmes de gestion suggèrent qu'une pondération de 0-10 % est raisonnable pour qui veut cette exposition
  • L'or peut réduire la corrélation avec les actions et servir de coussin lors de crises graves
  • Au-delà de 10 %, les bénéfices de diversification diminuent et le manque de revenu pèse sur le rendement à long terme

Quelle pondération envisager?

Il n'existe pas de consensus universel, mais plusieurs études académiques et firmes de gestion suggèrent qu'une pondération entre 0 % et 10 % en or ou en matières premières est raisonnable pour un investisseur diversifié qui souhaite en détenir. Au-delà, les bénéfices de diversification supplémentaires diminuent et le manque de revenus pèse sur le rendement à long terme. Beaucoup d'investisseurs indiciels choisissent de ne pas en détenir du tout — et ce n'est pas un mauvais choix non plus.

Il est aussi utile de rappeler que si tu détiens un FNB indiciel canadien comme le XIC (iShares Core S&P/TSX Capped Composite), tu as déjà une exposition indirecte aux matières premières : le secteur de l'énergie et celui des matériaux représentent ensemble environ 25–30 % de l'indice TSX. Autrement dit, ton portefeuille indiciel inclut des sociétés comme des producteurs de pétrole, des mines d'or et des producteurs de métaux industriels.

Ce que disent les recherches et les professionnels

Les études de Vanguard, BlackRock et d'autres grandes maisons de gestion montrent que l'or améliore les profils risque-rendement des portefeuilles surtout lors de chocs extrêmes (crises financières, stagflation), mais que son avantage sur des périodes normales est modeste voire inexistant une fois les frais pris en compte. La théorie moderne du portefeuille (Markowitz) supporte l'inclusion d'actifs peu corrélés — mais seulement si leur espérance de rendement est positive sur le long terme, ce qui est incertain pour l'or. Les organismes canadiens d'éducation financière recommandent de toujours évaluer une catégorie d'actif en fonction de ta tolérance au risque, de ton horizon de placement et de tes objectifs — pas en réaction à l'actualité.

Questions fréquentes

L'or protège-t-il vraiment contre l'inflation?

Sur des horizons de très long terme (plusieurs décennies), l'or a grosso modo conservé son pouvoir d'achat. Mais à court ou moyen terme (1-10 ans), la corrélation avec l'inflation est faible et peu fiable. Ce n'est pas un outil idéal pour se couvrir contre une poussée d'inflation de quelques années.

Dois-je acheter de l'or physique ou un FNB?

Pour la plupart des investisseurs particuliers, un FNB adossé à de l'or physique (comme CGL ou KILO) est plus pratique : pas de frais de stockage, pas de risque de vol, liquidité instantanée en bourse. L'or physique peut convenir pour de très petites quantités si tu tiens à avoir l'actif en main.

Mon FNB indiciel canadien contient-il déjà des matières premières?

Oui. L'indice S&P/TSX Composite, que suivent des FNB comme XIC ou VCN, accorde environ 25–30 % à l'énergie et aux matériaux. Tu as donc déjà une exposition indirecte à l'or (via des mines), au pétrole et aux métaux industriels sans acheter de FNB spécialisé.

Quelle proportion de mon portefeuille devrait être en or?

Il n'y a pas de réponse universelle. Les études suggèrent qu'une fourchette de 0 à 10 % capture l'essentiel des bénéfices de diversification. Beaucoup d'investisseurs indiciels disciplinés choisissent 0 % — et c'est tout à fait défendable. L'important est de ne pas surpondérer un actif qui ne génère aucun revenu.

Sources et références

Contenu éducatif ; vérifie les chiffres auprès des sources officielles avant d'agir.